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Chapter 14 - CHAPITRE 14 ENTRAINEMENT EAU CONTRE FEU PART 2

Le lendemain, la plage était baignée de lumière douce. L'air sentait encore le sel et la fraîcheur de la marée basse. Akai était déjà dans l'eau, les yeux fermés, concentré, prêt à affronter un nouvel entraînement.

— Alors prêt à perdre ? Hahaha !

Moeruhi se tenait sur le sable, bras croisés, cheveux oranges flottant légèrement au vent. À ses côtés, le maître du Feu observait, le regard calme mais pénétrant. La cheffe de l'Eau, elle, gardait une distance respectueuse, ses yeux suivant chaque mouvement d'Akai.

— Aujourd'hui, entraînement combiné, annonça le maître du Feu. L'eau contre le feu. Pas un combat. Un exercice de puissance et de contrôle.

Moeruhi sourit. — Je ne retiendrai pas mes coups.

Akai répondit simplement : — Moi non plus.

La cheffe de l'Eau leva la main. — Commencez.

Le sable vibra sous leurs pieds. Moeruhi lança la première attaque : sept petites sphères de feu flottant autour de lui comme des flèches incandescentes prêtes à fondre sur Akai.

Akai inspira profondément et fit jaillir une barrière d'eau devant lui. Les orbes de feu frappèrent simultanément la barrière, éclatant dans un sifflement humide et brûlant, envoyant des volutes de vapeur tourbillonner autour de leurs silhouettes.

Sans attendre, Moeruhi enchaîna avec une rafale de coups de poing enflammés. Akai répondit par des paumes d'eau, chaque frappe contrant un poing brûlant, les jets d'eau vibrant à l'unisson pour repousser la chaleur et stabiliser son équilibre.

Puis Moeruhi tenta ses coups de pied enflammés tournoyants : Akai esquiva et riposta avec des coups de pied aquatiques, l'eau formant des arcs circulaires et des vagues compactes pour repousser et désorienter son adversaire.

La danse se transforma en un échange complexe : Akai utilisait la puissance de l'eau autour de lui pour augmenter sa vitesse et sa précision, créant des jets multiples pour étourdir Moeruhi, avant de lui porter un uppercut puissant, le repoussant légèrement.

Moeruhi ne se laissa pas intimider. Ses petites sphères de feu s'élevèrent et fondirent sur Akai, qui esquiva avec agilité, la barrière d'eau ne devant être maintenue que quelques secondes, car elle consumait trop d'énergie. Akai répondit par une poussée massive, un souffle d'eau créant un mini-tornado, multipliant les jets et frappes rapides, alternant coups de poing et coups de pied fluides, repoussant les flammes et les orbes avec maîtrise.

Le maître du Feu sourit. — Il se concentre sur la précision et le contrôle, observa-t-il.

La cheffe de l'Eau hocha la tête. — Exactement. Mais il doit apprendre à ressentir le feu de son adversaire autant que ses propres mouvements.

Moeruhi, haletant mais souriant, lança un dernier enchaînement : coup de poing après coup de poing enflammés autour de lui. Akai répondit avec les paumes d'eau, contrant la majorité des frappes. Puis, inversant les rôles, il utilisa les pieds et la poussée d'eau, maintenant l'adversaire sur la défensive.

Les deux garçons, entourés de leurs auras élémentaires, s'arrêtèrent enfin. L'eau ondulait autour d'Akai, les flammes crépitaient autour de Moeruhi. La tension dans l'air était palpable, mais le calme de la maîtrise totale se faisait sentir.

— Pas mal, dit Moeruhi, essoufflé mais fier. Pas trop mal pour hier.

— Et toi ? demanda Akai, un léger sourire aux lèvres.

— Toujours aussi précis, répondit Moeruhi. Mais cette fois, j'ai senti la puissance derrière chaque mouvement.

Le maître du Feu posa une main sur l'épaule de Moeruhi. — Bien, continue comme ça. Ton potentiel est immense, mais il doit encore apprendre la concentration et le contrôle.

La cheffe de l'Eau approcha Akai et posa une main sur son épaule. — Tu t'améliores beaucoup. Ne relâche pas cette concentration, elle te mènera loin.

Puis elle disparut, pressée par d'autres obligations. Akai, légèrement haletant, resta seul sur le sable.

À ce moment, Tsuki apparut avec un sourire en coin, tenant deux glaces dans ses mains. — Mon cher, vous n'allez pas rester ici toute la journée à transpirer, si ? demanda-t-il.

Akai éclata de rire. — Ça dépend…

— Oui, ça dépend de toi, répliqua Tsuki en riant.

Il s'assit sur le sable et tendit la glace à Akai. — Tiens, pour reprendre des forces.

Ils partagèrent la glace, éclatant de rire à chaque morceau qu'ils se donnaient. Tsuki, malicieux, fit tomber un peu de chocolat sur le nez d'Akai. Celui-ci éclata de rire et fit mine de l'essuyer avec sa main, envoyant un peu de glace sur Tsuki en retour.

Puis Tsuki lança une petite vague sur Akai, qui riposta avec un jet d'eau précis, éclaboussant Tsuki juste assez pour qu'il pousse un cri amusé. Ils coururent sur le sable, se lançaient des jets d'eau, inventaient des mini-jeux, se chamaillant comme deux adolescents insouciants. Chaque éclat de rire faisait écho au bruit des vagues, mêlant l'eau et la lumière du soleil dans un ballet joyeux.

— Allez, je te propose un petit défi ! lança Tsuki, malicieux. Tractions, pompes, squats et course… plus de 500 répétitions chacun !

Akai plissa les yeux, à moitié choqué, mais Tsuki éclata de rire. — Ne t'inquiète pas, c'est juste le pré-échauffement. Ensuite, on passera à l'échauffement et enfin… à l'entraînement réel.

Akai secoua la tête en riant. — Très drôle… mais je relève le défi !

Ils commencèrent à se défier : chaque traction, chaque pompe, chaque squat était ponctué de rires, de petites blagues et d'éclaboussures lorsqu'ils se retrouvaient trop près de l'eau. Les courses sur le sable devenaient des mini-sprints absurdes, chacun essayant de dépasser l'autre.

— T'as vu ? Je suis plus rapide ! cria Tsuki en bondissant sur une vague qui venait lécher le sable.

— On verra sur les squats ! riposta Akai, les yeux brillants de compétition et d'amusement.

Après plus de 500 répétitions, haletants mais joyeux, ils s'effondrèrent sur le sable, riant comme deux adolescents insouciants.

— Demain, tu voudras qu'on s'entraîne encore ? demanda Tsuki.

— Bien sûr, répondit Akai.

— Et on essaie de ne pas exploser ce qu'il y a autour de nous cette fois ? plaisanta Tsuki.

Akai éclata de rire. Le soleil descendait lentement, peignant les vagues de teintes orangées et rouges.

— Allez, il est temps de rentrer, dit Tsuki.

— Oui, il commence à se faire tard, lança Akai.

Ils marchèrent côte à côte, laissant leurs éclats de rire se mêler au bruit des vagues, oubliant un instant la tension et les responsabilités qui pesaient sur le monde.

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